divinité

i – DIVINITÉE – i
Je suive la traîne de Sa jupe
Pendant qu’Elle serpente au-dessus des galets
Autour des racines des arbres
En laissant des oiseaux qui chantent trainant
Les échos de Sa veena

ii – FENRIR – ii
Je seine dans le mâchoire du loup
Mais il est gâché aussi
Encore un cycle de Ragnarok
Où est Tyr avec ses chaînes?
Je goûte du fer dans ma gorge

© chris DINGLEY 2013

SCRIPTA

Esse ce la langue
batarditz ox ben
la langue ansenne?

O ben Scripta
ta biautez tujour
un schart nevax.

Esse ce la langue
batardiz ox ben
la langue purifees?

Bel meschine chimere
moz selment compri
quant lon parles.

© christine DINGLEY

Valinor

Noble écrivain des âges passés
Récit tes fables, mythes et chantes,
Balades et sonnettes émouvantes,
Tes trésors et tes épopées.

Pris par tes paroles enchantées
Le soir devient étincelant,
Libère les pauvres esprits dormants,
Enflamme tous les cœurs ridés!

Dans ce monde injuste, j’attends toujours,
L’aube éphémère du troubadour
Et milles étoiles inabordables.

Ma citadelle est le sommeil,
Vivre dans une rêve insaisissable
Pour fuir les cauchemars du réveille.

 

© christine DINGLEY 2008 or 2009

…not entrely sure

Je sais

Les deux,
en silence ils savent c’qu’ils disent.
Il prie
Ici suspendu dans les bras de Dieux.

Jaloux,
Ils n’disent jamais les mots d’amour.
Ils courent
Parce que c’est mieux que crier loup.

Pour eux
Une fleur à la même valeur que l’or.
Ils dort
Avec des petits bises comme berceuses.

Y faut mieux
Aimer avant que le temps nous lavent.
Ils savent
Que la vérité cache dans ses yeux.

Ils s’aiment
Sans dire un mot l’un à l’autre
La notre
Est un propre liaison bohème.

(c) christine DINGLEY 2010

rewritten 2011

Gitane

J’ai volé la jupe de ma mère
Pour danser dehors sans souliers,
Et tu emprunte le char de ton père,
Toi chevalier et moi gitane.

Moi, je sais la joie et le malheur,
Comment courir, comment siffler,
Et toi le devoir et l’honneur,
Toi soldat et moi gitane.

Toi, qui ne serais jamais faim,
La dentelle ‘tour d’ton collier,
Puis moi, bohème, qui tiens ta main,
Toi homme noble et moi gitane.

(c) christine DINGLEY 2010